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Son film

Picaud - Episode 1 : Le Diamant et la Vengeance

Titre : Picaud - Episode 1 : Le Diamant et la Vengeance

Genre : Drame historique.
Thème : La Vengeance et la rédemption ou la seconde chance.
Période : 1807 à 1848.
Lieux : Nîmes, Paris, Fort de Fénestrelle, Milan.
Taille : 105 pages (Révision 5).

Synopsis

Port Marly, Château Monte Cristo, demeure de Alexandre Dumas père, le 26 février 1848, le jour de l'avénement de la seconde république. Un dîner mondain est en cours.

D'une soirée plutôt animée, qui promettait d'être à la gloire du grand auteur, et de son grand succès récent (son roman fleuve : Le Comte de Monte Cristo), le centre d’intérêt passe très rapidement à l’histoire d’un homme meurtri, victime, puis juge et bourreau tout à la fois : le véritable Comte de Monte Cristo, le dénommé François Picaud.
Dumas n'occupe pas le rôle principal du film. Il reconnait quasi immédiatement sa dette envers Jacques Peuchet archiviste de la Police, qui a rédigé un rapport détaillé sur l'itinéraire de vie de l'infortuné Picaud. Dumas cèdera toute la place au vieux Peuchet qui, lui, agira tel un conteur à l'ancienne, pour le plus grand plaisir et l'effroi des invités.
L'histoire de François Picaud a inspiré Dumas pour en créer un roman haut en couleur. Mais notre Picaud ne ressemble en rien à Edmond Dantès, et l'ambiance n'en est que plus noire.

Dans ce film, j'ai voulu rendre à César ce qui appartient à Peuchet et de ce vieil homme en faire un conteur de talent, sublimé par la verve, le phrasé et le ton d'un Jacques Perrin, d'un André Dussolier ou d'un Claude Rich ; et de Picaud en faire un vengeur plus vrai et plus dérangeant que nature.

Comme je le précisais, les invités, alertés par l'existence de cet étrange Monsieur Picaud, sondent immédiatement le sieur Peuchet afin d'en savoir plus. D'une soirée de détente et de congratulations, malgré les sarcasmes de certains, l’on passe à la narration de cette histoire extraordinaire dont Peuchet donne le coup d'envoi en ce soir de nouvelle opportunité républicaine.

Nous sommes en 1807, Napoléon est aux commandes de la France, Picaud, jeune cordonnier, fiancé à la belle et riche Marguerite, est heureux. Il souhaite partager sa joie : il se mariera bientôt à une riche héritière, lui, le cordonnier en chambre. Il ne doute pas que le monde autour de lui et particulièrement ses amis se féliciteront de sa bonne fortune. Malheureusement ces faux amis que sont le cafetier Loupian, chez qui il se rend pour annoncer la bonne nouvelle, les dénommés Solari, Chaubard et Allut ne sont pas délivrés, loin s'en faut, des pêchers de jalousie et d'envie.

Picaud : L’ambiance du film

Suggestions équipe technique

Afin de rendre un plus concrète l’ambiance du film, je cite ici les membres de ce que je considère comme la Dream Team technique et commente la raison de mes choix. Évidemment ces choix ne peuvent être considérés qu'uniquement indicatifs quant à la dynamique émotionnelle du film. Les producteurs gardent la liberté des décideurs.
Pour la musique : Bruno Coulais (auteur de la musique du Comte de Monte Cristo version 1998 avec Gérard Depardieu) qui avait réussi à me donner le frisson. Par contre la musique de Klaus Badelt (Pour Elle) m’a littéralement transporté.
Pour la réalisation : Je verrai avec plaisir Fred Cavayé ET Olivier Marchal pour une complémentarité évidente. Nous restons dans l’«I»déal, évidemment… Le style de Monsieur Marchal (MR73) dans son traitement des hommes blessés et des ambiances noires ira tout à fait dans l’ambiance créée autour de l’homme non moins blessé Picaud. Le rythme du film d’action chez Fred Cavayé complète le tournage à la perfection, même si le talent du monteur joue un rôle essentiel.
Pour le montage : Raphaëlle Urtin (MR73)
Pour la réécriture du scénario : je suis persuadé que le scénario ne plaira pas tel que je l’ai rédigé. Je vois Olivier Marchal y apporter sa patte en équipe avec un Claude Lemans.

Suggestions Casting

François Picaud : Vincent Lindon

Jacques Peuchet : André Dussollier

D’un petit texte insignifiant, Mr Dussollier en génère un narratif uniquement conté. Un Dussollier à barbiche vieillit à souhait dans un costume du 19ème (qu’il a déjà porté par le passé) avec son phrasé célèbre mêlant une distinction certaine dans une tonalité profonde, posée et prudente de haut fonctionnaire ayant blanchi sous le harnais fera du texte qui lui incombe, du grand cinéma. Mais je dois avouer que l’hésitation me ronge car j’ai une admiration équivalente pour Claude Rich, qui dans un jeu tout aussi impressionnant mais très éloigné, ferait un Peuchet délicieux, sensible avec ce je ne sais quoi de cynisme éduqué et d’humour inspiré avec évidemment un style plus emprunté au monde de la Restauration. Sinon il pourrait tout aussi bien jouer un Duc de Rovigo exceptionnel. Le rôle est cours mais sa présence renforcerait le film.

Commissaire Guyon, je vois Olivier Marchal

Qui a dans les yeux ce voile d’homme blessé qui émeut. Son style direct, sa voix et son phrasé correspondraient tout à fait au personnage d’un Guyon expéditif, puis rongé de remords et enfin pardonné. Olivier Marchal possède ce mélange de férocité et de sensibilité assez unique. Claude Brasseur donnerait aussi au rôle une virilité toute particulière.

Dumas : Gérard Depardieu

Si l’on en a les moyens et pour le clin d’oeil.

Maquet : Perlevoorde

Pour le clin d’oeil aussi.

Rodolfo Pacca : Hammou Graia

Sublime dans Pour Elle.

Caggliostro : Gérald Laroche

Étonnamment, je le vois coller au personnage en lui apportant la légèreté nécessaire, le côté Dandy que Mr Laroche saurait clairement transmettre.

Mazars : Moussa Maaskri

Excellent dans Pour Elle et bluffant dans MR73.

Gaillard : Philippe Nahon

Qui jouerait les tortionnaires à la perfection.

Directeur de la prison : Michel Aumont

Comédien immense s'il en est.

Mr Victor : Jean Reno

Rôle court mais qui peut apporter un vrai clin d’oeil si Jean Reno le jouait.

Qui suis-je pour distribuer les rôles et les bons points ? Je me suis moi-même posé la question. Je dois avouer que je n’ai pas pu m’empêcher de jouer au producteur et imaginer mon film à l’écran. Pêcher d’orgueil ? Certainement mais s’abandonner à ses pêchers ne s’avère-t’il pas souvent orgasmique. Anyway, les producteurs en décideront.

Vu la quasi impossibilité pour qu'un auteur débutant et non particulièrement doué puisse voir un jour son film sur les écrans... autant délirer.