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La note d'intention

Le Comte de Monte Cristo : le prologue, la passion

Il y a quelques années de cela je découvrais le film Le Comte de Monte Cristo de 1998 avec Gérard Depardieu, adapté par Didier Decoin et réalisé par Josée Dayan. Ce fut un coup de foudre immédiat. De film en film, et de version en version, la passion s’approfondissait. Je visionne tout ce que je trouve sur cette histoire, je dévore les 1600 pages du roman original et j’en constate bien des différences avec les versions très réduites, en taille comme en sens, au cinéma. Je collectionne les versions cinématographiques (1929, 1941, 1954, 1961, 1975, 1998, 2002), je me fais confectionner des vêtements Révolution-Empire pour un film futur (après d’énormes recherches en ligne et des contacts avec bien des professionnels de la mode, de la reconstitution historique, du théâtre et du cinéma), je fais pour cela un premier tour de France. Je décide ensuite de créer une société de négoce de vins au nom évocateur : Maison Comte de Monte Cristo, afin de continuer de manière congruente à vivre ce qui m’animait. Je crée mes produits et assemblages de A à Z : vins de France, vins de pays, vins de cépages, AOC Minervois, Corbières, Bordeaux. La Maison Comte de Monte Cristo compte 12 marques différentes dont chacune porte le nom d’un protagoniste du célèbre roman et dont les produits se vendent très bien en Chine où je vis depuis 12 ans. Je crée aussi une association Alexandre Dumas, un club de Badminton Monte Cristo à Dalian (Chine) afin, entre autre, d’agir en mécène pour le Château Monte Cristo, demeure de Dumas à Port Marly. Dans un deuxième tour de France, je me forme à l’équitation et crée ma sellerie bagagerie après avoir passé un nombre incalculable d’heures à étudier le monde des selliers, du cheval et de l’équitation, toujours pour le film que j’ai en tête. Je prends les devants en me constituant costumes, selleries, bottes, etc. Je ne peux jusqu’ici compter que sur moi n’ayant trouvé aucun producteur. La soupe populaire me guette au vu de tous mes frais.

De Monte Cristo à François Picaud

Passionné de cinéma et de documentaire, je décide très tôt de m’équiper en indépendant afin de tenter de premières expériences de tournage bien modeste. J’achète Apple macbook pro 17 pouces, la gamme Logic studio et Final cut studio, caméra, micros etc., et commence dans mes tours de France à filmer et interviewer mes artisans (bottier, chapelier, tailleur, selliers, etc). J’y prends goût mais le temps me manque et je ne porte pas à cette période un sujet suffisamment structuré. Je filmais somme toute une époque qui se termine et je le sentais. La passion décuple et se déplace lorsque je découvre que le roman, le Comte de Monte Cristo, dont l’histoire m’émeut toujours, s’inspire fortement de l’itinéraire de vie d’un homme extraordinaire : François Picaud, victime et bourreau tout à la fois. Dumas reconnait son emprunt dans une des premières éditions du Comte de Monte Cristo de 1846. Il y intègre le texte sur l’affaire Picaud intitulé «Le Diamant et la Vengeance», issu des mémoires des archives de la Police de 1838, rédigé par l’archiviste de la Police Jacques Peuchet.

Le début des recherches

Je reprends donc ces archives en extrait le texte original et commence les premières recherches. Cette passion pour cette histoire de vengeance, de seconde chance, de nouveau départ, d’époque éteinte où le parler français sonnait beau, où le peuple vivait de révolution en révolution, où finalement tout gardait pour moi un goût de délicieux mais terrible passé, cette histoire, finalement, S’INCARNAIT ! Ma passion n’était donc pas liée à une histoire virtuelle, celle d’Edmond Dantès, mais à une histoire «horriblement» réelle, que personne en deux siècles n’a pris le temps d’examiner dans le menu détail.
Je recherche des traces de l’existence de Picaud partout où je le peux : sur le net, par email aux archives (depuis la Chine), par contact avec des historiens, par des amis introduits à Nîmes, par des thésards. Nous trouvons finalement la preuve irréfutable de l’existence de notre Picaud (note juillet 2016: c'est du moins ce que je croyais en 2015, l'avenir allait me démontrer que les choses sont bien plus complexes qu'elles en avaient l'air à ce moment là). Mais tout reste à faire. Il nous faut dorénavant aller sur le terrain : éplucher,  interviewer, reconstituer, reconnecter, rédiger et transmettre.

L’intention

Je souhaite faire revivre Picaud dans ses réalités dans ce monde du 19ème siècle si mouvementé. Je souhaite faire découvrir l’histoire d’un homme aussi victime qu’assassin et retracer son itinéraire de vie à la croisée de celle des autres protagonistes de cette affaire. Rien en 200 ans n’a été fait pour mettre en lumière l’existence d’un homme qui a fourni, à son corps défendant, la substance de l’histoire d’un chef d’oeuvre qui contribuera pour beaucoup à l’image du roman historique français.

Ce qui me pousse à faire ce film

Je vis avec Picaud depuis près de trois ans, après avoir initié cette passion via son avatar Monte Cristo. Tout me pousse dans cette affaire : la volonté d’en savoir plus, la volonté de confronter les dires des archives de la Police, la volonté de retrouver des preuves de son existence, la volonté d’être le premier à m’intéresser aux fondements du livre le plus lu dans le monde, la volonté de partir sur les traces d’un trésor, la volonté d’écouter les experts de cette époque nous fournir les éléments qui nous manquent afin d’aller plus loin dans la connaissance de la vie, des moeurs, du pouvoir, de l’argent, du crime au 19ème siècle. Le monde a besoin de tout savoir sur François Picaud 🙂

Mon implication par rapport au sujet

J’ai passé des mois et des mois à rédiger :
«Picaud : le Rapport» (64 pages) et
«Picaud : l’Enquête» (158 pages, 170 notes de bas de pages, et des centaines de questions).

Ce dernier livre constitue la véritable feuille de route du projet. Grâce à cette «feuille» nous savons d’ores et déjà : Que chercher, Où le chercher, et Comment le chercher.

Picaud méritait aussi un film ! D’autres mois de solitude furent consacrés à la rédaction du scénario «Le Diamant et la Vengeance» (Picaud : Épisode 1- 105 pages, révision 5).

Je travaille actuellement au dossier du docufiction «Le Hussard du Désert», qui verra la «réincarnation» particulière de Picaud au 21ème siècle.

Je prépare un voyage à cheval en Mongolie intérieure en grand habit du tout début du 19ème afin d’attirer l’attention sur mes travaux autour de la vie de Picaud. Oui ! La folie me guette...

Commentaires

2 commentaires

  • Rédigé 11 mois avant

    C’est plus à titre d’ancien prisonnier de droit commun, ayant séjourné à la Citadelle, à Saint-Martin de Rè, (il y a trente années) que celui de journaliste indépendant que je démarche par-devers vous. Le cas Picaud est émouvant et révoltant ; je le connais depuis longtemps. J’ignorais votre travail et je me demandais si vos ouvrages sont disponibles en librairie autrement que sur amazone.
    Cordialment,
    Jean Canal

    par Jean Canalledécembre 26, 2016 6:03 | Répondre
    • Rédigé 11 mois avant

      Bonjour Jean Canal,
      Merci pour ce commmentaire. Eh bien j’adorerais intéresser un éditeur mais je n’ai jamais fait de démarche dans ce sens.
      Cela devient en fait un travail à temps plein que de tenter une maison d’édition… et mes chances d’être publié étant tellement minces, j’ai préféré passer mon temps sur mes projets, et continuer d’écrire… mal mais écrire tout de même. Et j’avoue humblement que je gère difficilement le rejet 🙂 . J’ai mes faiblesses.
      J’ai écrit et me suis passionné pour l’histoire de Picaud, en est créé une maison de négoce de vin grâce à laquelle j’ai pu faire avancer ma danseuse d’un pas supplémentaire après l’autre.
      J’ai finalement peu de mérite à avoir dépensé autant (temps, argent, énergie) sur Picaud car sans lui je me serai retiré de la vie… définitivement.
      J’attirerai aussi votre attention sur celui qui a rendu tout cela possible mon brave : Jacques Peuchet.

      Bien à vous,
      Adrien

      par Adrien Beaulieu (L'auteur)ledécembre 27, 2016 1:13 | Répondre

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