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Le docu en détail

Pourquoi ce documentaire en particulier

Il a été dit tellement de choses folkloriques ou fausses sur Picaud, que ce soit à la radio, sur Wikipédia ou dans blogs et textes, comme celui de Ashton-Wolfe, qu’après avoir travaillé autant autour de l’itinéraire de ce héros particulier, je ressens l’exigence de redonner une chance à Picaud de s’exprimer. J’ai passé un temps énorme à triturer mes sources, afin de rédiger un feuille de route pour ce road movie. J’ai la liste complète et détaillée des points à valider, des lieux à visiter, des personnes à interviewer. Mon plan de travail est prêt même s’il faut laisser la place à des retournements de situations probables, dues à des découvertes issues du travail de terrain, notamment en archives. Je ne peux imaginer travailler à faire revivre Picaud au cinéma (dans le scénario «Le Diamant et la Vengeance») sans lui donner une chance de s’exprimer dans un documentaire via des recherches plutôt que par le seul truchement de la fiction. Picaud fait partie de notre vie au travers de son mythe, mais il lui manque la parole. Cette histoire m’obsède depuis trois ans. Je n’ai d’autres choix que d’aller jusqu’au bout et réaliser ce film, afin, entre autre, de nous en servir comme outil de débat indirect sur la vengeance et la justice privée. Je n’ai pas d’autre possibilité que de faire ce film. Tout en moi l’exige. Mes travaux empiriques, mes récoltes d’informations, mon analyse des sources, tout est là pour permettre d’initier un travail de terrain structuré, afin de (re)découvrir Picaud.

Le point de vue sur le sujet

L’une des notions sur laquelle nous nous devons d’insister dans les interviews et la narration, concerne la Justice Privée. Picaud se venge : en a-t’il le droit ? Peut-on le lui reconnaître ? Quelle fut la manière dont on rendait justice à l’époque ? Que peut justifier ce choix de Picaud de se venger de manière si définitive ? La vengeance est-elle un droit ? Il n’y aurait que peu de justification à cela mais nous n’avons pas assez d’éléments pour en comprendre le contexte dans ce cas précis. Il ne m’appartient pas de juger, de moraliser, de minimiser. Il m’appartient, par contre, de reconstituer, d’expliquer, de filmer, d’interviewer et de conter cette histoire, comme un drame personnel et peut-être aussi comme le drame d’une époque qui ne nous est pas si éloignée… à moins que cette histoire relève de l’universalité des états-d’âmes de tous les Picaud du monde au travers les siècles.

Le regard sur le sujet

Un regard qui ne choisit ni d’excuser, ni de compatir mais d’expliquer, d’observer, d’écouter les complaintes. Ce qu’a fait Picaud est terrible et pose bien des questions auxquelles chacun se doit de répondre pour soi et en connaissance des faits. Nous nous garderons de jouer les moralisateurs. Nous examinerons les faits et les mettrons en relation à une époque qui verra bien des exactions perpétrées pour raison d’État. Nous mettrons les agissements de Picaud en perspective dans une période riche en événements et qui s’étend de 1807 à 2013.

L’angle de traitement du sujet

C’est le road-movie habillé Empire qui s’impose. Un camping-car roulera sur les routes de France, suivant le périple de Picaud, conduit par votre serviteur, habillé Révolution-Empire, d’archives en archives, de lieux en lieux, de protagoniste en protagoniste, d’entretien d’expert en entretien d’expert, de découverte en découverte. Le fil rouge sera : La Traque du trésor. Je voyage, recherche, visite, interroge, suit l’itinéraire de Picaud dès sa sortie de prison du Fort de Fénestrelle en quête de son trésor. Ce faisant, je rencontrerai de ville en ville, des professionnels (experts des sujets de la psychologie de la vengeance, de la recherche de trésor, de l’Histoire du 19ème siècle, de l’Histoire des archives de la Police). Nous visiterons les lieux cités, que nous pourrons retrouver sur Paris, Nîmes, Milan, Fénestrelle, et éventuellement Londres. D’un processus de recherches qui risque d’être très chaotique parfois, nous en créerons un narratif qui épousera le déroulement des faits de la sortie de prison de Picaud jusqu’à sa prétendue mort, assassiné par le dénommé Antoine Allut. Le public suivra une histoire terrible se dérouler devant eux comme un film que l’on voit au cinéma, incluant des rebondissements (je l’espère) issus de nos découvertes sur le terrain (archives, interviews, visites de lieux, etc) tout en gardant le focus sur le trésor. En parallèle de la narration et des retours d’expert, nous ferons intervenir au travers de leurs expériences des personnes ayant vécue l’injustice. Ils nous transmettrons des témoignages de leur incarcération, et de leur sentiments lors de la sortie de prison. L’âme humaine a-t’elle changé en deux siècles ? La raison d’État pèse-t’elle encore de tout son poids ? La vengeance reste-t’elle la seule option pour les personnes brisées ? À vous de décider.

Ce en quoi j'innove

Après bien des travaux effectués, j’ai constaté que tous ceux qui parlent de Picaud se recopient entre eux jusqu’à copier leurs erreurs. L’émission de Franck Ferrand sur Europe 1 en est un exemple des plus inquiétants. En parlant de Picaud, il n’a fait que réutiliser Ashton-Wolfe (auteur anglais qui aurait été le seul connu à part Dumas à mener des recherches sérieuses en archives) vu sur Wikipédia. Malheureusement Wikipédia cite mal Ashton-Wolfe et personne ne le sait, et Mr Ferrand non plus, car personne n’a pris le temps de retrouver le texte de Mr Ashton-Wolfe qui n’existe nulle part si ce n’est dans un livre datant de 1931. J’ai retrouvé ce livre de collection, je l’ai acheté, et en ai exploité le contenu tout comme j’ai exploité le contenu du texte des mémoires de la Police. Je peux sans prétention affirmer que je suis le plus avancé dans le monde sur le travail de recherche autour de Picaud et je ne considère pourtant pas avoir fait grand chose. En effet, sans une immersion sérieuse dans les archives, je ne peux pas infirmer les dires de Mr Ashton-Wolfe que je crois fantaisistes. Mais qui sait ? J’irai peut-être au devant de surprises et mes convictions et jugements seront peut-être à ravalé et mes excuses nécessaires ? Seules les archives parlent dans cette affaire. Grâce à vous, nous donnerons au monde une image exacte de Picaud, sa vie, ses actes, aussi terrible soient-ils, mais elle sera la plus vraie pour la postérité.

Ce que je veux raconter, en racontant

La victime Picaud réclame justice. Il la rend par la vengeance. Sa vengeance est si terrible qu’elle peut même nous inciter à le haïr. Mais qu’aurions-nous fait nous-mêmes ? Le monde crée des Picaud chaque seconde. Certains se consument dans la vengeance sanguinaire, d’autres choisissent de pardonner, d’autres choisissent de s’autodétruire. Des ethnies, des nations se massacrent pour ce qui a été jugé injuste. Peut-on trouver un substitut à cela ? Peut-on revenir au status-quo ensuite ? Peut-on penser qu’après cela «on revivra…Enfin» ? Rien n’est moins sûr et dans notre travail nous consulterons (dans les interviews) des psychologues, des anthropologues, des historiens, des prêtres afin d’ouvrir un débat qui ne trouvera jamais de réponse tranchée… à moins que nous-mêmes ayons expérimenté la grande injustice. En ce cas et en ce cas seulement pourrons-nous confronter nos démons et choisir une réponse qui nous ressemble. En même temps par la visite d’une certaine catégorie d’artisanat en extinction (bottiers, chapeliers, selliers, tailleurs), nous montrerons un monde qui s’éteint doucement, sans bruit, sans revendication, témoin du déclin d’une culture.

Fiche de traitement Traitement de l’image (axes de prise de vue, cadres, lumières, modes d’écriture avec la caméra,…)
Les entretiens seront filmés en éclairage trois points, avec fond noir donnant un côté confidentiel et unitaire. La caméra restera fixe et seul l’interviewé parlera. On ne m’entendra poser des questions qu’à de rares moments. Les questions seront notés en blanc sur fond noir entre les interventions des interviewés. L’image sera altérée lorsque l’on me verra faire des recherches en appliquant des filtres mimant le 35 mm cinéma dans les tons vert et jaune de film historique. De bout en bout, l’image aura une texture cinéma. Les prises de vue des entretiens se feront avec l’interviewer hors champs suivant le procédé du documentariste Errol Morris. L’effet rendu donne l’impression que l’interviewé s’adresse directement à la caméra (et donc au spectateur), donnant plus de puissance au témoignage de vie ou au témoignage d’expert.

Son (sons du réel, ambiances, effets,…)

Musiques : dans le style de Jo Hisaishi (Hana Bi, Sonatine).
Narration : la narration sera réalisée par une voix de comédien choisi pour son ton cassé, âgé et rocailleux de vieux conteur dans le style d’un Claude Brasseur.
Sons : on ajoutera des sons de cavalcade chevaux, de sabots ferrés sur pavé, de chaines, d’ambiance de prison et tout autres sons «d’époque» et «d’atmosphère» dans les moments pertinents. Nous ferons appel en ce cas aux versions cinématographiques du Comte de Monte Cristo.

Montage (rythme, structure, effets,…)

Rythme et structure seront calqués sur le modèle d’un film d’action et non d’un documentaire. Je serai sur la route dans mon camping car et donc en action. Des filtres seront appliqués afin de donner un «look» 35 mm au documentaire. Je ne serai en images que pour quelques secondes pour des découvertes en archives ou des interventions ciblées. Ma présence physique sera la plus discrète possible. Ce qui est important reste Picaud et son histoire et les personnages et experts qui feront partie de ce projet.

Bunraku (si budget supérieur à 35,000 Euros)

Le Bunraku est un théâtre de marionnettes qui date de près de cinq siècles au Japon. L’idée derrière l’utilisation de cette expression théâtrale est la suivante : rendre l’itinéraire de Picaud intemporelle et universelle en y mêlant la mythologie, l’art et le spectacle. Le thème de l’injustice et de la vengeance parle de l’Ouest à l’Est dans une infinité de forme extérieure d’expression mais une unicité des motivations.

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