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Allié Jacques Peuchet

Pour en savoir plus sur Jacques Peuchet, je vous suggère les liens concernant les livres fétiches suivants : Mémoires tirés des Archives de la Police que je publie ici avec mes introductions, préface et coups de gueule.
J’accuse le gouvernement (2014) d'outrepasser ses privilèges qui n’en a pas fini avec son mépris pour les sans-dents. Je ne ferai pas mystère de mon goût nouveau pour le libelle, la diatribe, le pamphlet. Tout cela ce n’est pas « la faute à Voltaire » mais celle de Peuchet. Grâce ou à cause de lui devrais-je dire, je n’ai plus vu la France, la police, la démocratie, la République de la même manière. Je l’ai vu au travers des exactions des gouvernements et despotes du XVIIème au XIXème siècle qui ressemblent à s’y méprendre aux despotes, incompétents et criminels du gouvernement et de l’Assemblée Nationale du XXIème. Je l’ai vu au travers du talibanisme d’un président ; du mépris du peuple par un premier ministre ; du despotisme et de la dictature d’un gouvernement qui ne représente, comme ce fut le cas de Louis XV, le libertin, et de sa cour corrompue qu'un groupe de privilégiés qui tapent dans la caisse, offrent des passe-droits aux amis ou à la famille, pratiquent le blanchiment d’argent, troussent (...brave Jean-François Kahn), c’est-à-dire violent les femmes de chambre noires et musulmanes (les représentants français de cette religion en France s’empressant de se taire), évitent de déclarer leurs revenus, volent l’argent au peuple ou refusent de se plier aux lois de la République lorsque leur candidat à l’élection présidentielle est en cause, exigent des pains au chocolat livrés par les forces de l’ordre, ont des comptes en Suisse, mènent des actions criminelles en association et donnent des consignes de vote, se dédouanent de toute obligation de résultat lorsque élu etc., etc., etc.

La coupe est pleine et mon mépris surpasse à peine ma colère de voir que Peuchet m’a mis en tête des pensées jacobines.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur l’inaptitude et l’iniquité des gouvernements qui se succèdent sans voir que la société civile fourmille de solutions aux principaux besoins. Des solutions qui ont fait leurs preuves et peuvent pour part se généraliser en tant que modèles (perfectibles) de développement. L’Élite légifère en élaborant des modèles théoriques,... la Base agit et gagne,... en appliquant des modèles pratiques qui réussissent par itération. Les deux ne se rencontrent que lorsque l’Élite s’avère pathétiquement désespérée : c’est cela la véritable arrogance française.

Jacques Peuchet, vous le constaterez, va bien plus loin que moi. Il est plus incisif, terriblement critique, et lacérant, dans ses jugements. Il reste un témoin direct des Abolitions et Restaurations des privilèges jusqu’à sa mort en 1830, passant en revue l’action des Bonaparte, Napoléon, et des deux Restaurations et bien plus.
Jacques Peuchet, comme on le lit rarement, n’est pas seulement, l’archiviste de la Police. Il est bien plus que cela. Je vous suggère pour en savoir plus de lire les Tome 1, Tome 2, Tome 3 des Mémoires Tirés des Archives de la Police que j’ai relu, corrigé (seulement dans quelques détails) et commenté (très librement pestant naïvement contre la corruption institutionnelle (2014 inclus)).

Les histoires, anecdotes, compte-rendus de Police m’ont révolté d’autant plus que, témoin d’une époque vieille de deux siècles, je constate que « rien n’a changé ». Étais-je à ce point naïf pour croire en la défense des grandes valeurs républicaines gravées sur les frontons des grands bâtiments publics ou est-ce que les ineptitudes des gouvernements Valls I et Valls II et du monarque François m’ont révolté à un point que je ne pouvais imaginer jusque là… moi le quinqua qui ne s’est pratiquement jamais impliqué en politique.

La lecture de ces trois premiers tomes (je mettrai en ligne les 3 autres, courant 2015 ) de ces mémoires témoignant de l’Histoire de la Police (et donc du pouvoir, de la complaisance, de la collusion, de la corruption, des élites) de Louis XIV à 1830 m’ont fait l’effet d’une gifle.
« Réveille-toi donc sombre crétin » aurait pu me hurler Peuchet en me frappant. « Réveille-toi et constate donc que liberté, démocratie, et république ne sont que des mots vides de sens et que l'enseignement de la prise de la Bastille ne sert que pour l'élevage débilitant des enfants, futurs moutons de la république-dictature-bienveillante. Le peuple reste haï, et l’on légifère souvent pour s’en protéger plus que pour le servir. Réveille-toi ou rendors-toi à jamais ».

Bon, j’avoue faire un peu dans l'envolée, le spectacle, la rhétorique et le raccourci ici, mais la gifle est réelle et ma joue demeurera rouge à jamais. Je ne tendrai pourtant pas l’autre.
Alors que faire ? S’engager, se révolter, s’embrigader, s’encarter, fuir ? La réponse est dans la question (Éloge de la fuite)