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Allié Henri Laborit

«Il y a plusieurs façons de fuir. Certains utilisent les drogues dites «psychotogènes». D’autres la psychose. D’autre le suicide. D’autres la navigation en solitaire. Il y a peut-être une autre façon encore : fuir dans un monde qui n’est pas de ce monde, le monde de l’imaginaire. Dans ce monde on risque peu d’être poursuivi. On peut s’y tailler un vaste territoire gratifiant, que certains diront narcissique. Peu importe, car dans le monde où règne le principe de réalité, la soumission et la révolte, la dominance et le conservatisme auront perdu pour le fuyard leur caractère anxiogène et ne seront plus considérés que comme un jeu auquel on peut, sans crainte, participer de façon à se faire accepter par les autres comme «normal». Dans ce monde de la réalité, il est possible de jouer jusqu’au bord de la rupture avec le groupe dominant, et de fuir en établissant des relations avec d’autres groupes si nécessaire, et en gardant intacte sa gratification imaginaire, la seule qui soit essentielle et hors d’atteinte des groupes sociaux [...] vous voyez que pour demeurer normal il ne vous reste plus qu’à fuir loin des compétitions hiérarchiques. Attendez-moi, j’arrive !»

Lire et relire Laborit, en parallèle de Frankl, Maslow, Freud, James, et de nombreux autres (sans oublier les premiers grands psychologues et maitres qu’ont été les mystiques, chamans, ermites, scientifiques, tous magnifiques conteurs) me fournit dans les moments les plus difficiles, d’autres façons d’évaluer ma position dans l’existence.

Lire et relire ces essais, poésies, méditations sur la vie, le sens, la mort, me persuadent que je ne suis pas seul et que les non-choix de vie sont légions et que les Mozart sont en permanence assassinés sur la planète.
Lire et relire ses hommes et femmes qui eux aussi, ont traversées des périodes désertiques me rassurent dans mes choix, mais Laborit avec son recul de scientifique me parle particulièrement.

La fuite, c’est le seul moyen de garder sa tête sur les épaules, de ne pas finir à l’asile, à la morgue ou sous tranquillisants. Évidemment, cela impose des abandons. Cela permet d’accepter de reconnaitre l’accessoire de l’essentiel. C’est retrouver confiance en sa Mission de Vie... du moment.

C’est se donner une chance de n’exister que pour son propre développement.
«Mon brave ami Laborit, attendez-moi, j'arrive aussi !»